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Parlons des hommes « de gauche » et « féministes »

  • Photo du rédacteur: Persane Thème
    Persane Thème
  • 18 sept. 2019
  • 3 min de lecture

Nous les connaissons, ces hommes de gauche, militants, alliés du féminisme, qui prennent de l'espace (publique) pour montrer au peuple qu'ils sont si impliqués. Évidement. comme ils sont des hommes, il sont pris au sérieux rapidement. Ils gagnent, par ailleurs, souvent un statut de bon gars puisqu'ils sont alliés et qu'ils n'ont pas peur de prendre position.

Ce statut, cette fame peut leur monter à la tête et, ce faisant, ils n'hésiteront pas à passer à un autre niveau : créer une plateforme en ligne où ils peuvent continuer d'accumuler du capital militant et devenir des saviors notoires en matière d'oppressions et de féminisme.


Mais comment savoir si ces hommes, qui prennent de l'espace, qui parfois prennent notre place, sont dignes de notre confiance? Comment savoir si nous serons déçu.e.s, au final, par ces hommes qui se présentent comme les poster boys de la classe des bons gars et de la conscience développée? Comment savoir si leurs actions suivent réellement leurs babines et leurs multiples posts sur les réseaux sociaux qui montrent une si bonne conscience sociale?


La réponse est bien simple: confrontez-les.


Il vous suffira que de leur dire lorsque leurs comportements ou leurs paroles sont déplacés pour savoir si ce sont, fondamentalement, des cry babies camouflés en militants. S'ils tendent l'oreille et sont attentifs aux critiques, c'est un bon signe. Mais il ne faut pas être dupes, il faut tout de même rester attentif.ive.s à leur prochaine prise de parole (toujours. il faut toujours rester vigilant.e.s).


Si en revanche ils sont sur la défensive, alors là il faut se méfier et doubler d'efforts pour retirer le masque qu'ils se sont collés sur la face. Des questions du genre : ''T'es sérieux?'', ''Est-ce que tu me niaises?'' peuvent aider à découvrir la vérité. Généralement, être sur la défensive indique une réticence à la critique. C'est rare qu'ils s'en remettent rendu-là et c'est plus souvent qu'autrement une cause perdue. Vous échanger alors avec un petit dude sensible qui va pleurer que vous avez été méchant.e.s avec lui.


Ceci étant dit, la meilleure tactique est la suivante : adresser les critiques là où leur vrai visage est caché, c'est-à-dire sur leur plateforme publique. En effet, si un review qui adresse les problématiques de leur plateforme est assez pour vous faire bannir, vous avez alors la certitude que vous avez affaire à un (ou des) man babies qui tiennent plus à leur réputation qu'à leur engagement de militant et leur allyship.


Image | Pinterest

Pro-tip pour mes boys qui veulent jouer aux alliés

Si vous et vos chums avez envie d'être des alliés proclamés et accessoirement d'avoir une page de memes de gauche, je vous recommande d'écouter les critiques que vous recevez, ainsi que les personnes concernées qui vous critiquent. Vous avez envie de faire une blague sur une linguiste connue, mais n'avez pas anticipé le backlash qui allait suivre? Prenez responsabilités. Vous recevez des commentaires virulents qui critiquent votre militantisme et votre support? What about vous ne supprimez pas les commentaires que vous recevez et vous en prenez la responsabilité.

Vous êtes confrontés à des critiques de fxmmes qui vous trouvent fermés d'esprit? Ma suggestion serait de ne pas leur demander si elles savent c'est quoi être ostracisé.


Prenez responsabilité de votre militantisme à 2 cennes.


On vous voit. Nous savons qui vous êtes, les pseudo-alliés. Nous parlons entre nous. Vous n'êtes pas anonymes. Même si vous nous bloquez, nous ne vous oublions pas.

 

Ce texte est un clin d’œil au Journal Le Revoir, qui prend vraiment mal les critiques. ;)


 

Image de couverture de l'article prise ici

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